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FAQ

Qu’est ce que l’effet de serre ?

Réponse : L’effet de serre est un phénomène naturel important pour la survie de la planète. Il permet d’avoir une température moyenne sur Terre de 15°C contre -18°C si cet effet n’existait pas. En effet, la température moyenne de la planète résulte de l’équilibre entre le flux de rayonnement qui parvient du soleil et le flux de rayonnement infrarouge renvoyé vers l’espace. Certains gaz dit gaz à effet de serre, contenus dans l’atmosphère terrestre, absorbent une partie du rayonnement infrarouge émis par le sol, en sorte qu’un nouvel ‘‘équilibre radiatif’’ (équilibre entre l’énergie reçu et l’énergie réémise) ne peut être obtenu qu’au prix d’une augmentation de la température de la terre. Ces gaz à effet de serre sont naturellement peu abondants dans l’atmosphère. Mais du fait de l’activité humaine, la concentration de ces gaz s’est sensiblement modifiée. Ainsi, la concentration de CO2 a augmenté de 30% depuis une centaine d’années.

Le réchauffement de la planète est-il dû aux activités humaines ?

Réponse : Le rapport de GIEC de 2001 indique que la majeure partie du réchauffement observée depuis 40 ans ne peut être attribuée qu’à l’accumulation de gaz à effet de serre émis par l’homme.

Peut-on dire que la planète se réchauffe ?

Réponse : Oui, la planète se réchauffe ; la température moyenne d’air au niveau du sol a augmenté de 0.6°C plus ou moins 0.2°C au cours du dernier siècle.

Quels sont les gaz à effet de serre ?

Réponse : Les gaz d’origine naturelle les plus importants sont :

  • Le vapeur d’eau.23
  • Le dioxyde de carbone et le méthane.

Les rejets de gaz à effet de serre dus à l’activité humaine concernant les six gaz suivants, visés par le protocole de Kyoto :

  • Le dioxyde de carbone ou gaz carbonique CO2 provient de la combustion des énergies fossiles.
  • Le méthane CH4 provient de l’élevage des ruminants, de la culture de riz, des décharges d’ordures, des exploitations pétrolières, gazières et charbonnières.
  • Le protoxyde d’azote N2O vient des engrais azotés et de divers procédés chimiques.
  • Les gaz fluorés du hydrofluorocarbones HFC sont des gaz propulseurs des bombes aérosols, des gaz réfrigérants ou proviennent d’industries diverses.
  • Les hydrocarbures perfluorés PFC sont émis notamment lors de la fabrication de l’aluminium.
  • L’hexafluorure de soufre SF6 est un gaz détecteur de fuites utilisé aussi pour l’isolation électrique.

L’azote et l’oxygène, constituants essentiels de l’atmosphère, ne sont pas impliqués dans l’effet de serre.

Quels sont les perspectives de réchauffement d’ici 2100 et les impacts potentiel ?

Réponse : La hausse de température moyenne au cours du siècle dernier de 0.6°C plus ou moins 0.2°C, très variables selon les régions, a permis d’établir certaines corrélations avec les chargements observés des systèmes physiques et biologiques dans nombre de milieux. Des modèles de plus en plus complexes et complets ont ainsi pu être élaborés.
Le troisième rapport d’évaluation du groupe d’experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat (GIEC) donne pour une série de scénarios d’émissions de gaz à effet de serre les résultats de projections de modèles à l’horizon 2100. Les conclusions sont les suivants :
Le réchauffement de la planète pourrait atteindre 1.4°C à 5.8°C au cours du siècle à venir, et ce d’une manière plus marquée aux latitudes polaires qu’aux tropiques, davantage sur les continents que sur les océans.
Le niveau moyen de la mer pourrait augmenter de 9 à 88 cm par rapport à 1990, des changements devraient se produire pour ce qui est de la variabilité du climat ainsi que de la fréquence et de l’intensité des évènements extrêmes.
Les pays les plus touchés sont les pays du sud pour qui la capacité d’adaptation aux changements climatiques est la plus faible.
Les impacts au niveau régional eux sont plus incertains. Le réchauffement pourra ainsi s’accompagner soit d’une augmentation, soit d’une diminution de la pluviosité selon les régions.

Qu’est ce qu’un ‘‘puits’’ de carbone ?

Réponse : C’est le système (forêts et océans par exemple) qui absorbe naturellement les émissions de CO2.
Les forêts  et les océans absorbent actuellement environ la moitié de émissions de carbone liées à l’activité humaine.
Les océans constituent un stockage durable pour ce carbone : en effet, tout excès de CO2 qui s’y dissout est entraîné depuis la surface vers les eaux profondes. Les forêts échangent avec l’atmosphère une importante quantité de CO2 et cet échange permet de recycler une partie de CO2 émis dans l’atmosphère pour autant que la forêt s’accroisse. En revanche, la déforestation massive dans certaines parties du globe et plus précisément les incendies allumés pour détruire la forêt, contribuent à augmenter les émissions de CO2.

Quel est le gaz qui a le plus d’impact à long terme sur le réchauffement climatique ?

Réponse : C’est le gaz carbonique CO2 produit essentiellement par la combustion des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel). Il est à lui seul responsable de plus de 50% de l’augmentation de l’ensemble des gaz à effet de serre. Il s’accumule dans l’atmosphère où sa durée de vie est environ 100 ans, ce qui veut dire que ce gaz aura encore un impact dans plus d’un siècle.

Qu’est-ce que la Convention de Rio ?

››Réponse : C’est la convention-cadre sur les changements climatiques, signée à Rio en juin 1992 lors du Sommet de la Terre. Entrée en vigueur en mars 1994, son objectif est la stabilisation des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Les pays développés, l’Union européenne et les pays en transition s’engagent à stabiliser leurs émissions d’ici à l’an 2000 au niveau des émissions de 1990 (l’Union européenne s’est engagée à réduire de 8% ses émissions, avec une stabilisation pour la France).

Qu’est-ce que le protocole de Kyoto ?

Réponse : Ce protocole a été signé lors de la troisième réunion des parties (OCP 3) à la convention de Rio, en 1997, à kyoto. Ce protocole fixe des objectifs chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Il impose à 38 pays occidentaux et en transition vers l’économie de marché (pays dits de l’annexe I) de réduire de 5.2% en moyenne leurs émissions en 2008-2012, par rapport au niveau de 1990.
Ces objectifs chiffrés sont juridiquement contraignants pour les Etats signataires.
Il faut toutefois noter que le protocole n’entrera en vigueur qu’à la double condition qu’il ait été ratifié par un nombre suffisant de pays (au moins 55 pays) et que les émissions des pays de l’annexe I l’ayant ratifié représentent 55% des émissions des pays de l’annexe I.

Qu’est-ce que le GIEC ?

Réponse : Le GIEC est le groupe d’experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat (en anglais IPCC, Intergovernemental Panal on Climate Change). Il a été créé conjointement par l’organisation météorologique mondiale et par le programme des Nations-Unies pour l’environnement en 1988. Il a pour fonction d’évaluer les données socioéconomiques de cette évolution, de formuler des stratégies de parade dites d’atténuation et d’adaptation. Le GIEC a produit un premier rapport d’évaluation en 1990, un second en 1995 et un troisième en 2001.

Existe-t-il un lien entre effet de serre et trou d’ozone ?

Réponse : l’ozone est un gaz composé de trois atomes d’oxygène, utile dans la basse stratosphère (vers 20Km d’altitude) pour filtrer les rayonnements ultraviolets nocifs pour la vie. On le trouve également dans la basse atmosphère où il représente un danger pour l’homme et l’environnement. Ce gaz contribue à l’augmentation de l’effet de serre. Depuis quelques décennies, la mise en évidence d’un ‘‘trou d’ozone’’, c’est-à-dire d’une baisse de la concentration d’ozone stratosphère à certaines périodes de l’années, à la verticale des pôles, inquiète les scientifiques. L’augmentation de l’effet de serre se traduirait par un refroidissement de la stratosphère, entraînant :
D’une part une diminution de la destruction naturelle de l’ozone, d’autre part, un surcroît de nuages glacés polaires, qui contribuent à la destruction de l’ozone.

Quels sont les pays qui émettent le plus de dioxyde de carbone ?

Réponse : Les pays industrialisés peuvent être classés par ordre décroissant de leurs émissions de CO2 en tonnes de carbone par habitant sur l’année 2002.

En tonnes de carbones 1990 1999 2002
Etats-Unis 5.3 5.5 5.4
Luxembourg 7.5 4.7 5.0
Australie 4.2 4.7 4.7
Canada 4.2 4.4 4.6
Rép.Tchèque 4.0 2.9 3.2
Belgique 2.9 3.2 3.2
Irlande 2.9 2.9 3.0
Pays-Bas 2.9 2.9 3.0
Finlande 2.9 3.1 3.0
Allemagne 3.3 2.8 2.8
Danemark 2.6 2.8 2.6
Corée du Sud 1.5 2.4 2.6
Japon 2.3 2.5 2.5
Royaume-Uni 2.7 2.5 2.4
Nouvelle-Zélande 1.9 2.2 2.3
Grèce 1.9 2.1 2.2
Autriche 2.0 2.1 2.1
Islande 2.1 2.0 2.1
Norvège 1.8 2.3 2.1
Pologne 2.5 2.2 2.0
Italie 1.9 2.0 2.0
Espagne 1.5 1.9 2.0
République Slovaque 2.9 1.9 1.8
Portugal 1.1 1.7 1.6
France 1.7 1.6 1.7
Hongrie 1.8 1.6 1.5
Suède 1.5 1.5 1.5
Mexique 1.0 1.0 1.0
Turquie 0.7 0.8 0.8
Total OCDE 2.9 3.0 3.0
Total UE 2.3 2.3 2.3

Qu’est-ce que le dispositif des permis négociables ?

Réponse : C’est un dispositif selon lequel il sera possible pour un pays ou une entreprise qui a réduit ses émissions au-delà de l’objectif fixé, de vendre les droits d’émissions correspondants à un pays ou à une entreprise qui ne pourrait réduire suffisamment ses émissions pour atteindre son objectif.

Quels sont les stades de transformation d’une énergie en une autre ?

Réponse : On distingue quatre catégories d’énergie :

  • Energie primaire : énergie n’ayant subi aucune conversion. La production primaire d’énergie correspond à l’extraction d’énergie puisée dans la nature et, par extension, à la production de certaines énergies ‘‘dérivées’’ (électricité dite « primaire » qui provient de centrales hydrauliques ou nucléaires, d’origine photovoltaïque, éolienne, géothermique).
  • Energie secondaire : énergie provenant de la conversion d’une énergie primaire ou d’une autre énergie dérivée.
  • Energie finale : énergie délivrée aux consommateurs pour être convertie en énergie utile. Exemple : électricité, essence, gaz, gazole, fioul domestique, etc.
  • Energie utile : énergie dont dispose le consommateur, après la dernière conversion (c’est-à-dire en usage finale), à partir de ses propres équipements.

Qu’est-ce que l’énergie ?

Réponse : L’énergie caractérise la capacité à fournir du travail, à donner du mouvement ou à élever la température. L’énergie est obtenue par la combustion de carburants ou de combustibles (pétrole, essence, gazole, fioul, gaz, charbon, bois, etc.), l’utilisation de l’électricité ou de forces naturelles comme le vent ou l’énergie solaire. L’énergie peut donc se présenter sous plusieurs formes qui peuvent se transformer ; par exemple, production d’électricité à partir du gaz, de pétrole ou de charbon dans une centrale thermique ou chauffage d’une maison à partir d’électricité ou de fioul domestique. L’énergie se mesure en joules ou plus communément en KWh (3.6 millions de joules). Sans énergie, on ne se chauffe plus, on ne s’éclaire plus, on ne se transporte plus, on n’a plus de téléphone, d’ordinateurs ou de télévisions.

Les formes d’énergie sont-elles interchangeables ?

Réponse : Oui, l’énergie peut passer d’une forme à une autre, mais la transformation doit respecter les deux ‘‘principes de la thermodynamique’’ (conservation et dégradation : toutes les transformations ne sont pas réversibles). Par exemple, un moteur électrique transforme de l’énergie électrique en énergie mécanique, mais de façon dégradée, la différence étant la chaleur dégradée par le moteur qui s’échauffe. Les freins d’une voiture la ralentissent en transformant son énergie cinétique en chaleur qui échauffe les freins. Mais on ne peut pas faire avancer une voiture en chauffant ses freins.

Qu’est-ce que l’énergie secondaire ?

Réponse : C’est une énergie obtenue par la transformation d’une énergie primaire au moyen d’un système de conversion : par exemple, une centrale thermique produit de l’électricité (énergie secondaire) à partir charbon (énergie primaire). Une énergie secondaire peut aussi résulter de la transformation d’une autre énergie secondaire ; c’est le cas d’une centrale thermique alimentée en gaz de haut fourneau.

Quelles sont les principales formes d’énergie ?

Réponse : L’énergie se présente sous de multiples formes, dont les principales sont schématiquement les suivantes :

  • Energie mécanique : elle est à l’origine ou résulte d’une variation d’énergie potentielle (chute d’eau par exemple) ou cinétique (corps en mouvement).
  • Energie thermique : elle s’exprime le plus souvent sous forme de chaleur.
  • Energie chimique : elle est libérée par une réaction chimique qui peut être explosive.
  • Energie électrique : elle est créée par une différence de charge électrique entre deux points et peut entraîner un courant électrique.
  • Energie nucléaire : inhérente à toute matière, elle peut être extraite par fission (rupture des noyaux des atomes, c’est le principe des réacteurs nucléaires actuellement en service) ou par fusion des noyaux des atomes (combinaison de deux noyaux en un nouveau avec libération d’énergie).

Qui consomme de l’énergie ?

Réponse : Il y a une grande diversité dans la consommation d’énergie au niveau mondial. Les pays industrialisés consomment beaucoup plus d’énergie que les pays en développement. Ainsi, les 29 pays membres de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques) consomment environ 5100Mtep par an d’énergie primaire commercialisée sous toutes ses formes, alors que le reste du Monde n’en consomme que 4600Mtep. Par habitant et par an, les Etats-Unis consomment en moyenne 8.1tep, la France 4.3tep, l’Allemagne 4.2tep, la Chine 0.9tep et l’Afrique, dans son ensemble, 0.6tep. La moyenne mondiale est de 1.7tep par habitant. Près de deux milliards de personnes sur Terre, soit un tiers de la population mondiale, n’a toujours pas accès à une quelconque forme d’énergie commerciale, autre que la biomasse traditionnelle.

Qu’est-ce que l’énergie primaire ?

Réponse : C’est la première forme de l’énergie directement disponible dans la nature : ois, charbon, gaz, naturel, pétrole, vent, rayonnement solaire, énergie hydraulique, géothermique…
L’énergie primaire n’est pas toujours directement utilisable et fait donc souvent l’objet de transformations : exemple, raffinage du pétrole pour avoir de l’essence ou du gazole ; combustion du charbon pour produire de l’électricité dans une centrale thermique.

Comment mesure-t-on l’énergie ?

Réponse : L’unité d’énergie, dans le systèmes international d’unité, est le joule. Celle de puissance, c’est-à-dire la quantité d’énergie consommée ou produite par unité de temps, est le Watt. L’usage a cependant introduit ou maintenu de nombreuses autres unités spécifiques ou dérivées, telles que :

  • Electricité : Kilowattheure égal à 3.6 millions de joules.
  • Pétrole : le pétrole brut est usuellement comptabilisé en barils ; un baril est égal à 159 litres, soit en moyenne 0.126 tonne (inversement une tonne de pétrole brut vaut en moyenne 7.33 barils).
  • Gaz : il peut être compté en KWh, en mètres cubes, en British Thermal Unit (Btu).
  • Carburants : en litres.

Les coefficients multiplicateurs habituels des unités de base sont souvent nécessaires pour exprimer des quantités d’énergie ou de puissance au niveau d’un pays :
Préfixe Symbole Valeur Exemples
Kilo K 1000 kilowatt(KW), kilogramme(Kg)
Méga M 1000000 mégawatt(MW)
Giga G 1000000000 gigawatt(GW)
Téra T 1000000000000 térawatt(TW)
Péta P 1000000000000000 pétajoules(PJ)
On utilise le joule ou la tonne d’équivalent pétrole (tep) pour comparer des formes d’énergie différentes. En France, les coefficients de conversion sont fixés par l’observatoire de l’énergie conformément au tableau suivant, reprenant la méthode commune aux organisations internationales (AIE, Commission Européenne, ONU, Conseil mondial de l’énergie).

Energie Unité physique En gigajoules (GJ) (PCI) En tep (PCI)
Charbon
Houile 1t 26 26/42=0.619
Coke de houile 1t 28 28/42=0.667
Agglomérés et briquettes de lignite 1t 32 32/42=0.762
lignites et produits de récupération 1t 17 17/42=0.404
Produits pétroliers
Pétrole brut,
gazole/fioul domestique, produits à usages non énergétiques
1t 42 42/42=1
GPL 1t 46 46/42=1.095
Essence moteur et carburéacteur 1t 44 44/42=1.048
fioul lourd 1t 40 40/42=0.952
Coke de pétrole 1t 32 32/42=0.762
Electricité
Production d’origine nucléaire 1MWh 3.6 0.086/0.33=0.260
Production d’origine géothermique 1MWh 3.6 0.086/0.1=0.86
Autres types de production échanges avec l’étranger, consommation 1MWh 3.6 3.6/42=0.086
Bois 1stère 6.17 6.17/42=0.147
Gaz naturel et industriel 1MWh PCS 3.24 3.24/42=0.077